Louve en juillet

Filteau-Chiba Gabrielle. Louve en juillet. Dépaysage, 2026

Photo de Milo Weiler sur Unsplash


Je mourrai passé cent ans en croyant que la parole demeure la meilleure arme, le dialogue, la plus belle occasion de croissance.

p. 97



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Parfois ce dialogue émancipateur est rompu et l'animal se révèle un précieux soutien. Il en est ainsi du chien de Lang ou de la chienne bâtarde de la narratrice. L'un et l'autre accompagnent l'être humain dans sa solitude, pour lui permettre de renouer avec ses semblables. La chienne Séquoia – un nom qui souligne l'importance et la vulnérabilité – lui permet de vaincre sa crainte des hommes après une expérience que l'on comprend traumatique.
Séquoia, peut-être mi-coyote, peut-être mi-louve, l'accompagne dans son errance dans l'immensité canadienne. Le drame qui clôt ce temps de répit indique le chemin parcouru et confirme que reprendre place dans la société n'est pas un vain espoir.
Une écriture magnifique, une prière suggère-t-elle, qui marque la fragilité particulière des vies meurtries.

Mon écriture est une prière. Faites que les chiennes-louves vivent en paix, faites que je rassemble ce qu'il faut pour notre projet, notre bonheur, avant la prochaine crise, avant les séquelles permanentes, avant que ne survienne un trop grand malheur.

p. 45-46


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