Bleus, blancs, rouges
13 09 26 Livre
Dierstein Benjamin. Bleus, blancs, rouges. Flammarion, 2025

Mais pour le Monarque, c'était gratuit. […] L'empereur Bokassa 1er lui donnait un accès libre aux terrains les plus fertiles du Centrafrique et l'autorisait à chasser en dehors des périodes légales. Depuis que le père du Monarque avait contrôlé une société coloniale de travail forcé au Centrafrique, Bokassa considérait Giscard et ses cousins comme des membres de sa famille. Le président de la République se sentait ici comme chez lui – son premier déplacement officiel après son élection avait été Bangui, et il disposait depuis peu d'un territoire de deux millions d'hectares du côté de la réserve de Chinko, sur lequel il avait déjà exécuté une bonne cinquantaine d'éléphants.
p. 366

Le polar de Dierstein nous plonge dans la guerre que se livrent les polices à la fin des années 1970. Dans une Europe secouée par la Rote Armee Fraktion et les actions des Brigate Rosse. Le gouvernement français de Valéry Giscard d'Estaing prépare une deuxième septennat, alors que Chirac se tient en embuscade. La situation économique est désastreuse. Les affaires qui se suivent – diamants de Bokassa, Mesrine, le “suicide” de Robert Boulin ( INA) – rendent les divers services de renseignement particulièrement actifs.
Deux jeunes inspecteurs, Marco Paolini et Jacquie Lienard, tout juste sortis de l'école de police n'ont aucune limite pour mettre la main sur un trafiquant d'armes.
Dierstein ne craint pas la caricature pour décrire l'engagement de cet homme et de cette femme. Un ton en décalage avec une documentation très solide pour rappeler ces années de plomb.
Site de l'éditeur
L'« automne allemand » en Suisse – dodis
Michel Abescat pour France Inter – Le Polar sonne toujours deux fois
Deux jeunes inspecteurs, Marco Paolini et Jacquie Lienard, tout juste sortis de l'école de police n'ont aucune limite pour mettre la main sur un trafiquant d'armes.
Dierstein ne craint pas la caricature pour décrire l'engagement de cet homme et de cette femme. Un ton en décalage avec une documentation très solide pour rappeler ces années de plomb.
Site de l'éditeur
L'« automne allemand » en Suisse – dodis
Michel Abescat pour France Inter – Le Polar sonne toujours deux fois