Le veau et la diligence

Peter von Matt. La Poste du Gothard ou Les états d'âme d'une nation : Promenades dans la Suisse littéraire et politique. Zoé, 2015. Lire plus…

L'homme qui marche

Taniguchi Jirō, L'Homme qui marche. Casterman, 2017.

Ce magnifique manga invite à la rêverie et au détachement. Suggéré par un éditeur ouvert à la bande dessinée hors du Japon, ces planches ne correspondent pas à l'idée que l'on se fait du genre. Les dessins de Taniguchi sont tout en retenue; ils suggérent la contemplation, l'intériorisation de l'environnement immédiat. Lire plus…

Suisen

Shimazaki Aki. Suisen : Roman. Actes Sud, 2016.

Autrice canadienne francophone née au Japon, Aki Shimazaki a une écriture particulière qui évoque les petits pas pressés d'une femme en kimono. Phrases courtes, sans fioritures dont les seuls mots compliqués sont empruntés à sa langue maternelle.
Malgré la simplicité de sa trame, une sorte de fable, ce roman est attachant à l'inverse de son protagoniste Gorô. Le dirigeant de l'entreprise Kida a la cinquantaine arrogante et prétentieuse.

–  Éduque bien nos enfants, surtout Jun. Ils doivent m'obéir. C'est ta responsabilité de mère !

p. 83

Il requiert soumission de son épouse et disponibilité de ses maîtresses.
Lorsqu'un chat abandonné, noir de surcroît, croise sa route Gorô réalise que son ambition de plaire est le moteur de sa vie.

Eléonore Sulser pour Le Temps
Le site de l'éditeur

Élégie pour un Américain

Hustvedt Siri. Elégie pour un Américain. Roman. Babel. Actes Sud, 2008

En intégrant dans son roman des extraits des Mémoires de son père à l'usage de ses proches, Siri Hustvedt, lui ajoute une forte composante autobiographique. Cette dimension est confirmée par la Chronique d'hiver de son mari, Paul Auster. Lire plus…

Stanislas Nordey

Qui a tué mon père, Lausanne, Théâtre de Vidy

Quand on parle d’un parent mort à la guerre, c’est une histoire que tout le monde peut entendre. Mais comment écrire la mort sociale d’un homme qui fait partie de ceux qu’on appelle les "exclus" ou ceux que les gouvernants nomment "les fainéants", et sur lequel les gouvernements successifs se sont acharnés ? Il y a des morts plus "littéraires" que d’autres.

Édouard Louis

La prestation de Stanislas Nordey, la déclamation du Qui a tué mon père d'Edouard Louis, est une performance qui renforce le propos du livre.
Porte-voix de l'auteur, Nordey est crédible tant dans la restitution des souvenirs de celui qui s'appelait encore Eddy Bellegueule que lorsqu'Edouard Louis souligne la responsabilité des politiciens dans l'exclusion de toute une classe sociale.
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Ma vie sans moi

My life without me, d'Isabel Coixet (Canada, Espagne 2003), avec Sarah Polley. 1h42

Ann, 23 ans, découvre que c'est un cancer à un stade avancé qui est à l'origine de ses étourdissements. Don, son mari, occupe des emplois occasionnels. Avec leurs deux filles, ils vivent dans une caravane au fond du jardin de la mère d'Ann. Comment vivre le reste de sa vie ?

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