Le Moyen Âge du XIXe siècle

Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux.
Musée de Cluny, Paris
gandur statuette reliquaire

En prêt de la Fondation Gandur pour l'art, statuette reliquaire, 2e moitié XVe s.


Au lendemain de la Révolution, le besoin de retrouver des objets liturgiques favorise le développement des métiers d'art. Cette quête, parallèle à une idéalisation du Moyen Âge, est soutenue par un besoin de documenter systématiquement les trésors artistiques.
Tous les éléments sont réunis pour l'acquisition d'un savoir-faire inspiré des maîtres anciens. Une aubaine pour les marchands d'art et pour les faussaires…

L'exposition du Musée de Cluny met en évidence les diverses facettes de cet élan créateur. Les pièces d'orfèvrerie, les tissus précieux,… sont valorisés lors des Expositions universelles. Cependant les techniques nouvelles, comme la galvanoplastie, permettent aussi de produire à moindre coût des facs-similés.
Le marché aidant, les artisans et leurs commanditaires produisent des pièces par assemblages de composants d'époques et d'origines diverses. Si la copie ou l'assemblage est parfois évidente, de nombreux objets interrogent les collectionneurs, sans que les techniques actuelles permettent de trancher leur authenticité.

Site du musée
Dossier de presse
Vraies histoires de faux, avec Nicolas Sarzeaud - Paroles d'histoire

Les Justes

Les Justes, d'Albert Camus, mise en scène de Maxime d'Aboville avec Arthur Cachia. Étienne Ménard, Oscar Voisin et Marie Wauquier
Théâtre de poche, Montparnasse


Même dans la destruction, il y a un ordre, il y a des limites.

Albert Camus, Les Justes


L'empire russe est sous tension au tournant du XXe siècle : émancipation de la Finlande, guerre russo-japonaise, prémices de la Révolution. C'est le contexte de cette pièce d'Albert Camus, mise en scène de manière très austère par Maxime d'Aboville. Moscou, février 1905, quatre terroristes du Parti Socialiste Révolutionnaire préparent un attentat contre le Grand-Duc Serge, oncle du Tsar.
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Pekka Halonen

Pekka Halonen
Un hymne à la Finlande
Petit Palais, Paris

Après un apprentissage du dessin à Helsinki, Halonen fait trois séjours à Paris pour compléter sa formation artistique dans des académies privées. Son art, il le développe au contact de la nature dans une Finlande qui tente de s'émanciper de la tutelle russe. Lorsqu'il est sélectionné parmi quelques compatriotes pour célébrer le mode de vie et les mythes finlandais lors de l'Exposition universelle de Paris en 1900, la tension avec le grand voisin est à son comble : le 15 février 1899, le tsar Nicolas II a promulgué un manifeste impérial déniant aux Finlandais une partie de leurs libertés.
Cette utilisation de l'art à des fins politiques est caractéristique de cette époque, en Pologne, en Suisse

La source originale de mon inspiration est la nature. Depuis trente ans, je vis au même endroit avec la forêt à mes pieds. J’ai souvent pensé que j’avais le Louvre ou les plus grands trésors du monde à ma porte. Il me suffit de me rendre dans la forêt pour voir les plus merveilleuses des peintures – et je n’ai besoin de rien d’autre

Pekka Halonen, 1932

Mise en exergue, cette citation caractérise le choix de l'accrochage du Petit Palais qui se termine par une salle entière sur la représentation des paysages enneigés.

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Dossier de presse

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Une autre lumière

Musée du Luxembourg, Paris
Soulages, une autre lumière
Peintures sur papier


soulages brou noix 1952

Brou de noix sur papier marouflé, 1952


À l'opposé de la rétrospective Richter, Soulages cerne une partie significative de son œuvre : les peintures sur papier. Ici, c'est le support qui est déterminant.

Les peintures au brou de noix, cette matière que Soulages, vivant dans un milieu d’artisans, avait rencontrée dans son enfance, vont être les véritables déclencheurs de l’œuvre. Il est remarquable que la production de toiles se raréfie en 1947 alors que les papiers au brou de noix, parfois à l’encre d’imprimerie, se multiplient en très grand nombre […]

Alfred Pacquement

Bien que l'abondance de cette production soit variable, elle deviendra épisodique lorsque l'artiste s'intéressera à l'outrenoir.
Bien que la texture du brou de noix anticipe ses recherches sur les structures, c'est bien l'opposition radicale entre le « noir » et le support qui confère leur force expressive aux tableaux.
Une section de l'exposition est consacrée à l'exposition Französiche Abstrakte Malerei, présentée dans plusieurs musées allemands en 1948-49. En pendant à une exposition à Paris de peintres allemands interdits par le régime nazi, le Dr Ottomar Domnick a sélectionné dix artistes représentatifs de l'abstraction pour les présenter au public allemand. En retenant une œuvre de Soulages pour l'affiche, il a ainsi contribué à sa reconnaissance internationale.

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Critique des Midis de culture

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Rétrospective Richter

Verkündigung nach Tizian, Annonciation d'après le Titien, 1973

Fondation Louis Vuitton
Tant la démesure de l'exposition que le parti pris de présenter chronologiquement les 275 œuvres – dans 34 salles – et de les décrire de manière conceptuelle nuisent à un état d'abandon que l'art déclenche souvent.
Né en DDR, mais tôt transfuge vers la République fédérale, Richter ne s'émancipe pas de l'histoire allemande vers laquelle il revient à différents moments de sa vie. D'abord pour évoquer les conséquences du nazisme sur sa famille, puis l'éclatement entre Est et Ouest. Plus tardivement, c'est la dimension plus universelle de la Shoah qu'il représentera.

Les œuvres en verre de Richter, conçues après 2000 - les vitres appuyées contre un mur - offrent un autre point de vue sur la structure du monde. Développées à partir des 4 panneaux de verre, elles gagnent en complexité. Le verre n’est pas seulement transparent, il conserve un pouvoir réfléchissant qui est aussi une métaphore de la perception de la réalité.

Dieter Schwarz et Nicholas Serota, commissaires


Ses Paysages – présentés en 2021 à Zürich – jouaient déjà sur l'ambivalence des représentations dont le spectateur devient acteur : le flou produit une perfection irréelle qui questionne nos propres filtres.


Site de l'exposition
Dossier de presse
Site de Gerhard Richter
Critique des Midis de culture
Eric Tariant pour Le Temps – Tristesse, mélancolie, ennui: un Gerhard Richter sans vie

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L'empire du sommeil

Musée Marmottan Monet

jede nacht kubin

Alfred Kubin, Chaque nuit un rêve nous rend visite, ca 1902-1903, Albertina Wien


Conduite par Laura Bossi, neurologue et historienne des sciences, l'exposition présente divers aspects du sommeil. Du « Doux sommeil » aux « Portes du rêve » et au « Sommeil troublé » elle illustre cet état, parfois mystérieux, dans lequel nombre d'artistes ont trouvé un élan créateur.

Dossier de presse